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L’image qu’une ville donne d’elle-même est un des fondements de son développement économique, à l’heure de la mobilité des capitaux et des travailleurs. Valoriser son image est de
ce fait un des principaux leviers de l’action économique municipale. Sur ce plan là, le constat est unanime : l’équipe Thiollière a relevé ce défi, avec panache et plutôt pas mal de
réussite. Il suffit, pour s’en convaincre, de compter les couvertures de journaux nationales et même internationales sur notre ville, ou bien d’en chercher une démonstration par l’absurde du côté
des pertinentes billevesées de l’opposant Maurice Vincent contre les dépenses de communication.
Gilles l’Apostat, depuis sa conversion, n’est pas avar de critiques à l’endroit du maire sortant, mais il lui donne quitus sur ce diagnostic, un peu comme Gallilée, venant
d’apostasier sa théorie héliocentrique s’écriant devant une inquisition médusée « Eppur si muove » («Et pourtant
elle tourne !) dans le théâtre de Brecht. De fait, cette idée, elle tourne !, à telle enseigne que la compétitivité des territoires est devenu un axe prioritaire de la politique de la
ville et de l’aménagement du territoire, la vénérable DATAR (direction de l’aménagement du territoire et à l’action régionale), outil emblématique de la modernisation de la France s’est muée en
DIACT (direction interministérielle à l’aménagement et à la compétitivité des territoires), signe que les temps sont à la compétitivité, que l’image est au pouvoir.
Alors ralliement de Gilles, mué en fils prodigue ? Que nenni, en plein meeting, il nous lance une « experte en image », pour un démontage en règle de la politique de Thiollière. Cela devait du moins se passer ainsi, parce que l’infortunée se lance dans un discours d’une spontanéité… soviétique, qui s’apparente davantage à la retraite de Russie qu’à une charge des cosaques. Le budget peinture orange a du nécessité des redéploiements de crédits au détriment du budget prompteur, et cette pauvre spécialiste, a du se contenter de lire (ou déchiffrer) un texte sans relief, tout bonnement vide, buttant sur les mots et prenant conscience petit à petit du désastre… la pauvre femme a même fait de la poésie sans le savoir, avec une élocution que Rimbaud ou Brassens ne renieraient pas : « notre patrimoine est fort… méconnu » (http://www.lavoixdesstephanois.com/cest_vous/L-image-stephanoise.html). Le spectacle était affligeant, et on ne comprend toujours pas pourquoi Gilles Artigues s’est présenté, si ce n’est pour assouvir son inextinguible appétence pour les écharpes tricolores.
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